Rassemblés
à New York du 9 au 12 décembre 2007,
les représentants des enfants venus de 55 pays
parlant différentes langues ont préparé
activement leur participation à la session
spéciale des Nations Unies consacrée
au suivi du WFFC+5.
Réunion
de préparation
Après
la présentation des participants de différentes
régions du monde, nous avons suivi un rappel
des engagements pris par les gouvernements en 2002.
Il a été mentionné les actions
prévues dans le plan d’action et la déclaration
de la session spéciale des Nations Unies en
2002. Nous avons donné à travers des
travaux de groupes et des sketchs la situation actuelle
des enfants. On a pu noter les efforts fournis dans
les domaines de la santé avec une large distribution
de moustiquaire pour lutter contre le paludisme et
diminuer le taux de mortalité des enfants de
moins de 5 ans.
Dans le domaine de l’éducation, il a
été question des mesures prises par
de nombreux pays pour rendre l’école
primaire gratuite avec la dotation des enfants en
zones de guerre de matériels didactiques. Contre
la pauvreté, il a été enregistré
les actions de micros crédits pour aider les
parents à prendre en charge leur enfants. Concernant
l’exploitation du travail des enfants, on a
parlé des nombreuses sensibilisations et l’ouverture
de centres de formation professionnelle pour les jeunes.
Sur les violences faites aux enfants, elle a fait
non seulement l’objet d’une étude
organisée par les Nations Unies mais à
permis à de nombreux pays d’adopter des
lois contre les punitions à l’école
et d’interdire les violences faites aux enfants.
Sur la participation, nous avons parlé de l’appui
et l’encouragement des enfants à se constituer
en organisations de défense de leurs droits.
Ce travail
a été suivi de la préparation
des tables rondes sur la qualité de l’éducation
des enfants et sur la santé VIH SIDA. Il s’agissait
pour nous les enfants de préparer nos questions
à poser aux adultes durant les séances
plénières des Nations Unies et durant
le dialogue inter générationnel. Au
total une vingtaine de questions ont été
retenues soit un sujet par enfant. Nous avons préparée
par cette même occasion notre discours d’ouverture
et de clôture pour ensuite désigner nos
représentants pour les présenter aux
décideurs du monde.
Travaux de groupes Participation aux plénières
Dans les
travaux de groupes comme dans les plénières
de l’assemblée des adultes les enfants
venus de l’Afrique ont partagé leurs
préoccupations en défendant l’élimination
des disparités qui existent dans les écoles,
entre zones rurales et zones urbaines, entre filles
et garçons mais également entre riche
et pauvre. Un plaidoyer a été fait sur
une éducation qui réponde aux besoins
des enfants et ceux de leurs familles, ceci pour faciliter
le maintien des enfants à l’école.
Les délégués africains ont insisté
sur la lutte contre le paludisme et la diminution
du taux de mortalité des enfants de moins de
5 ans. Ils ont réussi à négocier
que sur le travail des enfants, l’accent soit
mis sur la lutte contre l’exploitation des enfants
et surtout sur les pires formes.
Emissions radio télévision & rencontres
En marge
des activités de préparation et de la
participation aux séances de l’Assemblée
des délégations nationales, les enfants
ont accordé des interviews sur leurs histoires,
leur organisation et leurs expériences. Ils
ont rencontré et échangé avec
de nombreuses personnalités des délégations
officielles du Mali, du Sénégal, du
Niger, du Burkina, du Gabon du Nigéria, du
Ghana, etc.. la directrice générale
de l’Unicef et des hommes de médias.
Ce qui
a été demandé par les enfants
Les enfants
ont demandé aux autorités qui dirigent
le monde, de poursuivre les efforts de lutte contre
le paludisme, en rendant disponible les moustiquaires
traitées mais surtout de faire des recherches
pour trouver des solutions préventives durables
aux maladies qui tuent les enfants.
L’éducation doit être totalement
gratuite et de bonne qualité aussi bien pour
les enfants riches que pour les pauvres.
Ils ont insisté sur le soutien aux organisations
qui travaillent à la base pour trouver des
solutions aux problèmes des enfants y compris
celles gérées par eux-mêmes.
Chaperonnage, Facilitation & Interprétariat
En dehors
des dispositions pratiques pour notre présence
à cet évènement mondial de grande
importance pour des mouvements comme celui des enfants
et jeunes travailleurs, notre participation effective
aux discussions a été rendu possible
grâce au service d’interprétariat
qu’il nous a régulièrement fournit.
Sa familiarité avec le fonctionnement du système
des Nations Unies et sa capacité d’adaptation
du français parlé et écrit à
notre niveau nous a été d’un grand
apport.
Pour l’avenir
Nous avons
tous clairement observé durant cette session
que des efforts ont été faits mais il
reste beaucoup à faire.
Nous recommandons de ce fait une collaboration plus
proche, et permanente entre les acteurs de la défense
des droits de l’enfant afin que 2012 donne des
résultats qui favorisent l’avènement
d’un monde vraiment digne des enfants.
Ablabi
Benjamine Agbodjan (MAEJT/Togo)
,, Ferdinand Totin (MAEJT/Bénin)
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,Aimé
Bada (Enda TM)
Annexes
* Speech
Ablavi, à l’Assemblée
Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs
(MAEJT)
Ablavi Benjamine, membre du Mouvement Africain des
Enfants et Jeunes Travailleurs, une organisation de
défense des droits de l’enfant et de
lutte contre l’exploitation de notre travail.
J’ai
une question claire et j’attends une réponse
claire de chacun de vous.
Que font les gouvernements pour éliminer la
discrimination et promouvoir une éducation
de qualité pour tous les enfants, particulièrement
ceux de familles pauvres, je veux parler des enfants
affectés par le VIH SIDA ; des orphelins, des
groupes minoritaires, des enfants travailleurs….)
?
Nous posons
cette question car durant les trois jours de réunion
de préparation entre enfants du monde, nous
avons compris que dans les quartiers pauvres et villages
reculés de nos pays, c’est nous qui à
travers nos organisations encourageons les enfants
à s’inscrire, dans les écoles
là où c’est possible, pour avoir
une bonne éducation et formation. Exemple notre
mouvement inscrit des milliers d’enfants chaque
année.
C’est
nous qui développons des espaces d’éducation
alternative pour les enfants qui n’ont pas été
a l’école ou qui ont du la quitter tôt.
Les enfants ont ainsi l’opportunité d’apprendre
à lire, écrire, calculer, savoir faire
des bénéfices sur leurs activités
économiques, savoir utiliser l’ordinateur
pour communiquer, connaître les maladies et
être initié au métier de leur
choix.
Notre préoccupation
ici est d’éliminer les disparités
filles garçons à l’école,
en zone urbaine comme en zone rurale, entre riche
et pauvre et d’avoir une éducation qui
réponde à nos besoins.
Que pouvez-vous
faire en tant qu’adultes, autorités pour
soutenir nos organisations à faire de l’éducation
pour tous une réalité ???
* Question Totin à l’Assemblée
Durant nos réunions de préparation,
nous avons compris que plus de 9, 7 millions d’enfants
meurent avant d’avoir l’âge de 5ans,
que comptez-vous faire les prochaines années
pour réduire ce taux de mortalité des
enfants, encore trop élévée ?
* Déclaration
des enfants (voir page web Unicef)
* Mot des
enfants à l’ouverture (voir page web
Unicef)
* Mot des
enfants à la clôture (voir page web Unicef)