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Activités :
- Formation des acteurs
- Appui organisationnel
- Communication
- Lobbying
- Mobilité des enfants et jeunes
- Les Activités Génératrices des Revenus, AGR

 

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Mobilité des enfants et jeunes

«Le droit au retour au village et à ne pas s'exoder», constitue depuis 1994 l'un des piliers fondateurs du MAEJT.
La question des "migrations, du confiage et du trafic" des enfants a fait l'objet de recommandations spécifiques à la conférence annuelle du BIT de 1999.
Elle a été un point important à l'ordre du jour de la 5° Rencontre Africaine (novembre 2000). A cette occasion, le MAEJT a distingué clairement les trois pratiques.

Selon lui, les migrations ont des aspects positifs et des aspects négatifs. De même que le confiage qui ne doit jamais dégénérer en exploitation ou toute autres forme d’abus en défaveur de l’enfant et donc doit être "revu périodiquement". Les EJT ont condamné toute sorte de trafic et se sont engagés à mettre tout le poids de leur réseau dans la lutte contre les réseaux de trafiquants qui veulent "faire le commerce du travail des enfants".

Un document contenant les premières réflexions menées la en matière existe

Un "Premier atelier régional des associations d'enfants et jeunes travailleurs sur le trafic d'enfants", financé par Plan, SCF et le bureau régional de l’Unicef, a été organisé à Ouagadougou au Burkina Faso, du 18 au 26 novembre 2003.
Dans les perspectives qu’ils en ont tirées, les AEJT des différents pays présents, multiplient les efforts et mènent plus d’actions communes. Pour cela, ils ont mis l’accent sur la création de groupes de base dans des localités pourvoyeuses ou d’accueil des enfants, le renforcement des capacités des EJT sur la communication et l’écoute mais aussi sur la collaboration avec les autres acteurs, partenaires, ONG, associations, la presse, etc.

Le MAEJT collabore depuis des années tout d’abord avec le RWOGAT puis, depuis 2007, avec le «groupe mobilité régional» constitué par le BIT, ENDA, l’IOM, le MAEJT, PLAN, SCF, TDH et l’UNICEF.

Dans ce cadre, il a mené une première étude en 2007, intitulée «transformer les victimes en acteurs» dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger, qui a débouché sur la déclaration de Bamako en octobre 2007.
Puis une seconde en 2011, intitulée «les itinéraires de la réussite ?» au Bénin, Burkina Faso, et Togo

Ses actions

Elles se déroulent surtout dans les pays suivants : Benin, Burkina - faso, Côte-d'Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
Il s’agit de :

  • renforcer l'éducation la formation et l’animation dans les villages
  • informer les enfants et les parents sur les risques de la migration précoce vers la ville
  • accompagner les enfants en mobiité dans les villes de leurs pays, ou en dehors de leur pays
  • dénoncer les cas d’abus ou de violence faits aux enfants

Ces actions ont donné naissance à des outils produits pour partager les informations, messages, contacts mais aussi pour améliorer la qualité des interventions dans les villages et quartiers. On peut citer :

  • la boite à image en 2008
  • le poster mobilité en 2008
  • le dépliant mobilité filles garçons 2010 - 2011
  • le dessin animé du MAEJT en 2010 «Tounga ça peut t’arriver» 2011

Certaines actions sont menées dans les carrefours stratégiques du trafic en Afrique de l'Ouest, auprès des enfants eux mêmes, pour les avertir des dangers qui les attendent et des fausses promesses qui leur seront faites par des trafiquants. Des dizaines de milliers d’enfants ont été attentivement écoutés par les EJT.

Tout enfant en mobilité est considéré comme un «ami» dans le besoin de soutien. Cette solidarité joue quelque soit la nationalité et la langue parlée par l’enfant. Une des qualités du MAEJT dans sont rôle de protection est le fait d’aller vers les amis qui ont de plus besoin de son soutien, et d’être installé dans les milieux où le problème existe et est fréquent : dans les champs, les villages, les marchés, les gares routières, etc. L’action d’accompagnement est garantie par sa couverture géographique, sans limites frontalières ou barrières culturelles qui sont des facteurs de blocage pour beaucoup d’acteurs.

Ainsi, ce sont plus de 87 000 enfants et jeunes qui, en Afrique de l’Ouest, sont mobilisés pour apporter leur soutien aux enfants en mobilité, les intégrer dans leurs activités réduisant d’autant leur vulnérabilité et leur apportant l’«accompagnement protecteur» qui leur fait défaut.

La conférence de Barcelone (octobre 2010), «children on the move», a été l’occasion de porter la voix du MAEJT au niveau international. Depuis lors, s’est constitué un groupe international du même nom, auquel le MAEJT contribue également

« Migrations, confiage, et trafic », Jeuda 106 , publié par ENDA en 2001.

« Transformer les victimes en acteurs » jeuda 119 , publié par ENDA en français et anglais, 2008.

« Itinéraires de la réussite » Jeuda 121 , publié en français par ENDA, 2011

Mais les autres pays du MAEJT mènent également des actions pour que les enfants aient le choix de partir ou de rester dans de bonnes conditions. Qu’ils ne soient pas obligés de fuir ou de faire un exode précoce, en fonction du droit à rester au village et à ne pas s’exoder.

 

 

 

 

CONTACT
Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs - MAEJT - (S/c Enda TM Jeunesse Action) - 54, rue Carnot- BP 3370 Dakar - Sénégal

E-mail : ejt@enda.sn,
jeuda@enda.sn, Tél: +221 33 889 34 20- +221 33 821 21 13 Fax: 221 823 51 57