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MAEJT
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Structure

 

Groupes des base

Ils sont formés par des Enfants et Jeunes Travailleurs qui ont accepté de se regrouper pour trouver des solutions à leurs problèmes. Ils peuvent être crées sur le lieu de travail, de repos et d’habitation

Les groupes de base sont crées pour faire face aux problèmes aux quels ses membres se mesurent et pour cette raison, ils ont des activités. Par exemple, en 2002, le groupe de base de Hamdallaye à Sikasso, Mali, tient des réunions pour mieux s’organiser et mettre en place des cours d’alphabétisation en français comme le veulent les membres. Dans le calendrier de leurs activités, on peut voir le programme de sensibilisation, les contacts avec les centres pour trouver le local d’alphabétisation, la recherche de moniteurs, la discussion pour choisir les horaires avec les membres, etc.

A Bissau, en Guinée Bissau, les groupes de base, en dehors des réunions internes pour régler les problèmes des membres et mener des activités qui consolident leur unité, mènent ensemble des actions de sensibilisation des parents et des autorités locales sur l’éducation de base et les 12 droits. Pour avoir plus d’échanges entre eux, ils organisent des rencontres sportives inter quartiers.

Les Groupes de base peuvent être crées sur le:

• lieu de travail

• points de repos

• lieu d’habitation.

Groupes de base créés sur le lieu de travail

Exemple : Les porteurs au marché, suite aux problèmes qu’ils rencontrent, se solidarisent pour trouver des solutions. Ils créent un groupe au marché même. Leur groupe s’appellera le groupe de base des porteurs.

Groupes de base créés sur les points de repos

Exemple : Les enfants «recycleurs» font le tour des poubelles pour ramasser les objets qui les intéressent. Ils le font souvent par petits groupes de 2 à 3. Ils arrivent à connaître d’autres enfants qui mènent la même activité chez les intermédiaires qui rachètent leurs marchandises. Une fois l’opération terminée, une partie de l’argent sert à acheter le repas de midi. Après ils se reposent pour attendre le lendemain, souvent dans les terrains vagues. Et là, des fois, il se créé un groupe solidaire.  

Groupes de base créés à partir du lieu d’habitation

Exemple : Les cireurs ambulants, les enfants colporteurs (commerçants ambulants) créent aussi des groupes de solidarité dans les quartiers où ils habitent.

Les employées de maison de Oulofobougou à Bamako, les portefaix au marché central de Lomé, par exemple, ne peuvent pas se rencontrer et parler de leurs problèmes sur le lieu de travail. Des fois, un certain nombre d’entre elles viennent du même village et habitent le même quartier. Suite à des problèmes liés à leurs conditions de travail, elles coopèrent et créent un groupe pour faire face. Par solidarité, d’autres filles domestiques ou portefaix de mêmes conditions, adhèrent à leur groupe, même si elles ne sont pas du même village. Les groupes de base des employées de maison sont souvent numériquement plus importants que les autres types de groupe.

Groupes de base crées à partir de la corporation

Exemple : Les apprentis de l’atelier de Monsieur Diop ont formé le groupe des menuisiers bois de Thiaroye. Les apprentis de la menuiserie métallique de Keita et ceux du quartier Nord ont crée le groupe des apprentis en menuiserie métallique de Angoulème à Ségou.

Lors de la dernière Assemblée Générale, en octobre-novembre 2009 à Cotonou, 1 749 groupes de base ont été recensés en se basant sur les fiches de présentation des AEJT.

Associations

Une Association d’Enfants et Jeunes Travailleurs (AEJT) est formée à partir de groupes de base. Plusieurs groupes de base convoquent une Assemblée générale, constituent un Bureau et mettent en place les Commissions.

Au départ de chaque association, on trouve des groupes de base qui se sont créés sur les lieux de travail, de repos, d’habitation ou de corporation. On peut donner quelques exemples de groupes de base pour mieux illustrer le processus de création d’une association.

Exemple :

Une ville où il y a 5 groupes de base. Les groupes de :

• porteurs

• employées de maison

• cireurs et cordonniers

• gardiens

• laveurs de voitures et des cochers 

Le Groupe porteur de l’idée d’association prend contact avec les autres groupes

1. Les Groupes se mettent d’accord pour créer une Association. Il y a une association par ville mais elle peut regrouper beaucoup de groupes de base.

2. Les Groupes de Base convoquent les membres de chaque groupe en une Assemblée générale

3. Tous les membres répondent à l’invitation, et cette Assemblée permet de définir les objectifs de l’association, les activités à mener et décide comment mettre en place une organisation pour gérer les activités au niveau de tous les groupes

4. Une fois que la décision de créer une association est prise d’un commun accord entre tous les délégués présents, on constitue un Bureau  

5. Chaque groupe de base envoie quelqu’un pour le représenter au sein du bureau. Il est appelé le délégué du groupe. Chaque Délégué du groupe participe aux activités de son groupe de base, donne des informations sur la vie et les préoccupations de son groupe dans les réunions de l’association et ramène les informations de l’association dans son groupe

6. L’association naissante met en place des Commissions pour que chacun ait un rôle. Une des commissions élabore le règlement intérieur, les statuts. Ils sont adoptés en plénière avant d’engager le processus auprès des autorités pour la reconnaissance juridique.

Exemple 1 : AEJT JEKAWULI de Sikasso a 4 groupes de base qui ont pris le nom du quartier où ils se trouvent : groupe de Hamdallaye, de Mamassoni, de Mankourani et de Kaboila.

Exemple 2 : AEJT de St-Louis est composée de 11 groupes de base : groupe de Daarou, Médina Marmial, Sor Daga, Pikine Diokoul, Pikine, Diamaguene, Eaux Claires, Médina Course, Diawling et Sanaar. Ce sont des groupes mixtes (filles et garçons), les filles sont soit des employées de maison, soit des vendeuses, des coiffeuses et les garçons des apprentis ou des cireurs.

Coordinations Nationales

Il s'agit d'un cadre dans lequel les AEJT d’un même pays échangent leurs expériences, élaborent un programme de plaidoyer, de lobbying, de communication et de renforcement des capacités des membres, par rapport aux droits des enfants, ceux des EJT en particulier.

La reconnaissance des associations au niveau national passe par la capacité de la coordination à participer à l’élaboration de politiques sur le travail des enfants et de lutte contre la pauvreté.

Au début, les associations des différentes villes travaillaient chacune de leur côté, même s'il en existait d’autres dans le pays.

Lors de la première rencontre africaine, les participants étaient intéressés à entendre toutes les expériences des AEJT présentes. Cela a pris beaucoup de temps non seulement à cause de la longue liste des présentations mais aussi à cause des traductions dans les différentes langues. C’est ainsi que l’idée de faire des présentations par pays est apparue. Pour ce faire, les associations sont appelées à se concerter pour partager et préparer un document unique.

Cette dynamique amènera les associations d’un même pays à organiser des échanges pour mieux connaître les expériences vécues ou en cours, et cela a abouti à la naissance des coordinations nationales.

Aujourd’hui, ces coordinations se généralisent dans tous les pays où il y a plus d’une association : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sénégal, le Togo, Zimbabwe.

Le développement des coordinations nationales a engendré la naissance de nouveaux groupes de base et de nouvelles AEJT au sein du MAEJT. Le travail entre plusieurs pays renforce la crédibilité du MAEJT auprès des autorités, partenaires et médias. Les EJT sont mieux considérés et les populations ont plus d’intérêt pour leurs actions. Entre les pays comme le Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Burundi, les AEJT manifestent une grande solidarité entre les enfants de mêmes conditions.

Niveaux d’organisation des EJT

• le groupe de base composé de membres à la base

• l’association composée des groupes de base

• la coordination nationale qui regroupe l’ensemble des associations d’un même pays

• le MAEJT qui réuni toutes les coordinations et les AEJT membres qui ne sont pas encore en coordination

En avril 2003, lors de la 6ème rencontre africaine du MAEJT (Thiès –Sénégal du 7 au 19 avril 2003), naissaient deux sous régions de coordination : Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger, Togo, Sénégal) et Sous-région Afrique Centrale et Australe (Angola Cameroun, Ethiopie, Madagascar, République Démocratique du Congo, Tanzanie, Tchad, Zimbabwe).

 

En 2007, pour bien mener les Missions d’Appui Technique, 4 groupes sous régionaux ont été formés:

Groupe 1: Sénégal, Guinée Bissau, Mauritanie, Gambie

Groupe 2: Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Conakry

Groupe 3 : Bénin, Niger, Togo, Nigéria, Cameroun

Groupe 4 : Zimbabwé, Ethiopie, Rwanda, Burundi, RDC, Angola, Kenya, Madagascar, Tchad

Le MAEJT a franchi un grand pas dans son organisation après les groupes de base et les associations au niveau des villes, en mettant en place un outil leur permettant de mettre en place les coordinations nationales, mais aussi d'apprécier leur progression. 

Chaque coordination progresse à son rythme pour atteindre, le degré d'autonomie qui lui permet de jouer un rôle plus important dans l'organisation des EJT et la concrétisation de leurs droits, à partir des étapes de progression définis par la Commission Africaine du MAEJT, partagé avec tous les EJT et évalués lors des réunions de la dite commission.  

Instances du MAEJT

Commission Africaine du MAEJT (COMAF) regroupe l’ensemble des délégués nationaux élus des pays membres (un par pays). Elle se réunie une fois par an et joue le rôle de «parlement » du Mouvement.

Lors de sa rencontre ordinaire, elle :

• analyse les rapports d’activité, les plans d’action, le bilan de l’appui financier et dégage les tendances pour l’année en cours.

• élabore le projet de la prochaine rencontre régionale

• examine les demandes d’adhésion des nouvelles AEJT et prend des décisions d’admission

• répond aux invitations des organisations régionales, internationales et mondiales pour discuter des questions concernant les EJT, parce que les délégués sont les porte-parole du MAEJT

•décider du montant de l’appui financier pour l’année en cours.

• Groupe «Exécutif Managérial » : élabore le programme d’activité et financier avec l’appui d’Enda tm jeunesse action, le présente aux partenaires financiers, fait le point de la situation des dépenses par objectif, et donne des indications.

• Groupe de suivi du programme : veille à la mise en œuvre dans les pays du programme défini et veille au suivi de la bonne marche des coordinations et AEJT

• Groupe «communication» : élabore le programme communication du Mouvement et s’occupe de la rédaction du « Défi des EJT»

• Groupe «Appui Technique» : composé essentiellement d’aînés qui aident les AEJT au renforcement de capacités.

• Groupe «Exode précoce et traite des enfants» en Afrique de l’Ouest : qui fait le point des actions de lutte contre l’exode précoce et la traite des enfants avec les partenaires impliqués dans ce programme

• Assemblée Générale : elle a lieu tous les trois ans. Elle regroupe les représentants des associations de chaque ville. C’est l’assemblée générale du MAEJT. Le nombre des représentants varie selon le nombre d’AEJT membres de la coordination de chaque pays. La délégation se compose comme suit : enfants (une fille et un garçon), jeune (fille ou garçon), un animateur (trice). Elle fait le bilan des actions des EJT durant les 3 dernières années et décide des grandes orientations pour les prochaines années.

 

 

 

 


pour changer

nos vies

à jamais

 

CONTACT
Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs - MAEJT - (S/c Enda TM Jeunesse Action) - 54, rue Carnot- BP 3370 Dakar - Sénégal
E-mail : ejt@enda.sn,
jeuda@enda.sn, Tél: +221 33 889 34 20- +221 33 821 21 13 Fax: 221 823 51 57