L'appui
aux EJT est né de la confrontation que les hommes
de terrain ont avec les enfants et jeunes des quartiers
pauvres. Les échanges d'expériences ont été une préoccupation
et le forum de Grand Bassam en 1985 a permis de dégager
une vision plus large dans le soutien des enfants
en difficulté. Les jeunes en rupture familiale et
sociale comme les enfants désœuvrés ou les enfants
et jeunes travailleurs ont commencé à intéresser les
animateurs.
Pour
faire face à leurs problèmes, le partage d'expériences
a donné naissance à une réflexion sur la méthodologie
de travail. Ce qui a permis la mise sur pied du Programme
Africain de Formation (PAF) des animateurs urbains
en 1990 qui a pour objectif d'outiller les animateurs
chargés de travailler avec eux.
Dans
leurs relations, les animateurs ont découvert les
capacités de des EJT et un programme de renforcement
de leur auto organisation par la formation à l'écoute
et la Recherche Action Participative (RAP), à la planification
de leurs activités, a été mis en place. Les aînés
des groupes bénéficient de la formation à l'écoute
pour leur permettre de mieux jouer leurs rôles. Ils
sont le plus souvent les premiers à se confronter
aux problèmes des plus petits avant l'arrivée des
animateurs.
Le
renforcement de cet auto organisation passe aussi
par le soutien à des visites de proximité pour lesquels
EJT et animateurs forment des pairs chargés d'apporter
un appui technique à une association en difficultés
dans un domaine précis, à l’organisation de rencontres
régionales dans lesquelles les différentes Associations
d’Enfants et Jeunes Travailleurs (AEJT) discutent
de ce qui a marché, des problèmes rencontrés dans
la concrétisation des droits, de l'avenir de leur
Mouvement et des perspectives pour les deux ou trois
années à venir.
Les
actions de formation (éducation alternative) pour
mieux préparer leur avenir font chaque année, l'objet
de négociation entre institutions et AEJT. Des cours
d'alphabétisation, de formation qualifiante, des causeries
sur la santé de la reproduction et sur les MST/SIDA,
sont autant d'actions menées conjointement.
Dans
la réalisation de leur plan d'action, un appui financier
déterminé par la Commission Africaine (instance du
Mouvement qui réuni annuellement les délégués nationaux
des pays membres), est mis à la disposition des associations
membres du MAEJT. Celui-ci varie selon le nombre d'AEJT
membres à la session de cette commission.